Critique de Scream 4

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Rating: 4.0/5 (7 votes cast)

 

Scream 4

De Wes Craven

Avec Neve Campbell, David Arquette, Courteney Cox, Emma Roberts et Hayden Pannettiere

Etats-Unis – 2011 – 1h50

Rating: ★★★☆☆

 

 

 

Cinq ans après le fiasco Cursed, le scénariste Kevin Williamson retrouve son cher Wes Craven pour un quatrième volet de Scream. Comme les deuxième et troisième épisodes étaient loin d’avoir laissé des souvenirs formidables, on n’attendait pas grand-chose de Scream 4, à part de voir comment la saga pouvait évoluer après les folles années que furent les naughties (il va falloir qu’on s’habitue à ce mot atroce) pour le cinéma d’horreur.

L’histoire débute par une longue mise en abyme de Scream, par le biais de son auto-parodie Stab, déclinée jusqu’à la limite du lourdingue avant de voir se perpétrer le vrai meurtre de jeunes filles au téléphone par lequel démarre tout épisode de la saga. Pendant ce temps défile une flopées d’actrices de séries télévisées qui se font dézinguées pour de faux dans un festival de jumpscares, cet effet facile du cinéma d’horreur dont Wes Craven est devenu un spécialiste sur-expérimenté. Sur la forme, Scream 4 la jouera à l’ancienne, rajoutant un poil plus de gore qu’avant.

 

 

L’intrigue est centrée cette fois-ci sur Jill, la cousine de Sidney Prescott, qui est directement prise pour cible par le nouveau Ghostface. Williamson et Craven reprennent les mêmes formules d’il y a quinze ans mais les perfectionnent. La suite part sur le mode habituel de la saga, un slasher dont il faut trouver l’identité mais le pay-off sera pour une fois du même acabit que celui du premier volet. Jouant la carte d’un faux reboot, Scream 4 vise surtout son modèle initial, la question cinéma du film portant sur le remake. Pour Kevin Williamson, les meilleurs remakes de films d’horreur ont été réalisés dans les années torture porn. Alors autant refaire ce qui a déjà marché. Scream 4 ne choisit pas l’innovation et préfère rester sur son second degré et sa nostalgie, bavant au passage sur Saw et adoubant Shaun of the dead. On ne peut pas dire que le film soit nécessaire mais le savoir-faire de Wes Craven et Kevin Williamson opère efficacement, éclipsant haut la main les désastreux volets 2 et 3. Scream 4 a beau être presque aussi bon que le premier, son plus gros défaut reste d’arriver trop tard.

 

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».