Critique Le Flingueur

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Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

The Mechanic

de Simon West

avec Jason Statham, Ben Foster et Donald Sutherland

Etats-Unis – 2011 – 1h32

Rating: ★★☆☆☆

Il est un homme qui tue des gens, pour de l’argent et sans éveiller le moindre soupçon ou faire la moindre erreur. Il est un homme qui couche avec une seule femme, mais ne lui dit que des bribes de mots. Mais c’est un homme qui a pourtant une attache, un mentor qui lui a tout appris, voilà la vie d’Arthur Bishop. Mais son mentor Harry est sujet à un contrat qu’Arthur exécute aussi froidement que d’habitude. Pourtant il décide de s’occuper du fils du défunt, Steve, pour se racheter. Nous voilà alors dans un film d’apprentissage, l’apprentissage de tuer, avec une configuration originale de la figure du maître et de l’élève. Dans une ambiance masculine, le metteur en scène s’essaie plus ou moins à réfléchir sur un possible mode d’emploi de tuer pour gagner de l’argent : rigueur, précision, organisation, efficacité et surtout absence d’états d’âme.

Il est évident que le film, suite aux propos tout juste énoncés, se concentre sur l’expression et l’esthétisme de la violence. En effet, le récit filmique n’avance qu’avec les différentes étapes qu’affronte Steve, existe-il un bon élève tueur à gages ? Ce personnage, véritable tête brûlée aux allures d’homme meurtri trop tôt, se révèle maladroit à l’image de sa vie, dont l’apprentissage de tueur à gages donne du sens et une lueur à sa condition de mortel. Néanmoins le film est sans véritable fond. Certes on montre la dégénérescence occidentale ; les différents contrats sont des narcotrafiquants, vendeurs d’armes, tueurs professionnels homosexuels voire des gourous junkys ; certes Il y a un air de musique classique et Ben Foster jouant Steve se débrouille (il a fait ses armes dans 6 feet under, X-men 3 et Alpha Dog), cela ne suffit pas. Et la forme, hormis des bonnes scènes d’action de fusillades, de combats à mains nues (deux contrats), et un peu d’humour, peinent à satisfaire sur la durée, pourtant le film n’est pas long. De plus on peut être déçu de l’utilisation de Donald Sutherland, en mentor handicapé à l’œil vif.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…