Critique de True Grit

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Rating: 4.5/5 (2 votes cast)

 

True Grit
de Joel et Ethan Coen
avec Jeff Bridges, Matt Damon, Hailee Steinfeld

Etats-Unis – 2010 – 1h50

Rating: ★★★☆☆

Une jeune fille de 14 ans, Mattie Ross, a décidé de rechercher l’homme qui a abattu froidement son père dans une Amérique du XIXème siècle, juste après la Guerre de Sécession. Elle décide pour cela d’engager un marshal (policier fédéral), mais croise  bientôt la route d’un texas ranger, à la recherche du même homme. Voici alors un trio original, s’enfonçant dans l’ouest américain, à dos de cheval, un vrai western quoi…

Le hic, c’est en premier lieu que ce film nommé aux Oscars est un remake d’un film conformiste et réactionnaire, avec John Wayne gagnant son unique oscar. Le hic est que ce sont les frères Coen qui s’y collent et le hic c’est que les frères Coen sont bancals, ou plutôt sont redevenus humains après le succès critique et public de No Country For Old Men, ca c’est celui-là le western ultime, le western postmoderne qui enterre le genre du western de façon très élégante. Alors pourquoi un western à nouveau ? Une certaine partie de la critique américaine explique c’est tout Hollywood qui manque d’inspiration (un nouveau Scream, un reboot de Spiderman, le remake du Choc des Titans, Pirates des Caraïbes 4…) et cela touche même les plus grands.

Cependant, il peut y avoir des choses à aimer dans ce film, ou essayer de déceler une nouvelle réflexion et ses codes. Ce ne sera pas grand-chose, c’est une énième réflexion sur la quête (identité ou ce que vous voulez), sauf que cela concerne une jeune fille de 14 ans, le sexe faible dans un monde de brutes… Et cette fille sait y faire, une prestation solide et juste de Hailee Steinfeld, face à Jeff Bridges, désormais vieux sage tout aussi excellent ou Matt Damon, pas si présent dans le film, mais captivant à chacune de ces apparitions comico-tragiques. De plus, l’appréciation des accents et des expressions d’époque sont libres à chacun, elles entrent vraiment dans le jeu d’acteur.

Les frères Coen ont beau adapter des romans intelligents, No Country ou True Grit, avec prologue (…), ils n’en restent pas moins très académiques et par conséquent prévisibles face à un public déjà acquis. Ce n’est pas une déception c’est juste un manque d’inspiration, les meilleures heures des frères Coen sont encore devant eux.

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…