Oscars 2011: le debrief

 

Ca y est, la cérémonie vers qui le monde entier tourne les yeux s’est achevée. Les pronostics qui allaient bon train depuis l’annonce des nominations ont laissé place à la certitude du palmarès. Retour sur les résultats de cette folle nuit de paillettes!

Comme souvent, les films choisis par l’Académie font partie des films qui ont marqués l’année. 2011 ne fait pas exception et on a pu retrouver en lice pour le meilleur film une bonne partie des films de l’année. Prestigieuse sélection que celle regroupant The Social Network, Inception, Black Swan, True Grit, The Fighter, Le discours d’un roi ou 127 heures, soit les films les plus influents de 2010 et ceux qui feront encore parler d’eux en 2011. Bien sûr, à Celluloïdz, on avait nos chouchous, entre les films présents dans notre top 10 de l’année (Inception et The Social Network) et ceux qui seront dans notre top de 2011 (incontestablement Black Swan, maybe True Grit, et on attend The Fighter).

 

Le palmarès des Oscars reste moins prévisible que celui des Césars, mais certaines récompenses semblaient l’évidence même: au vu de l’âge moyen des membres de l’Académie (la cinquantaine environ), il était certain que le sujet de The Social Network (aussi réussi soit le film) n’allait pas vraiment les intéresser, tout comme le futurisme d’Inception, alors qu’un film historique, sur fond de guerre mondiale et de dépassement de soi, ça leur parle beaucoup plus. On ne s’étonnera donc pas que Le discours d’un roi l’emporte sur ses compatriotes, d’autant plus que Danny Boyle avait été l’anglais récompensé de 2009. Alors forcément 2011 se devait d’être l’année Tom Hooper, et le réalisateur peut se targuer d’être derrière un des rares films nommés dans les cinq catégories majeures et qui en remporte quatre (Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Meilleur Acteur, Meilleur Scenario). Le classiscisme paye toujours…

D’autres récompenses semblaient courues d’avance comme celui de l’Oscar de la Meilleure Actrice : Annette Bening, Nicole Kidman ou Michelle Williams pouvaient-elles rivaliser avec Natalie Portman, à qui Darren Aronofsky a offert son plus grand rôle avec Black Swan? Le film de Darren Aronofsky en restera là malgré le buzz incroyable dont il bénéficie.

Qu’en est-il du meilleur acteur? Jeff Bridges a déjà eu sa statuette l’an dernier, même s’il était nommé, il n’était pas décent de lui donner deux ans de suite. Javier Bardem, tout comme son compatriote Banderas ou sa compagne Penelope Cruz, a bien réussi son intégration à Hollywood, au point d’avoir obtenu un Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour son interprétation glaçante de psycho dans le No Country For Old Men des frères Coen. Quant à Jesse Eisenberg et James Franco, bien que leur côte soit en constante augmentation depuis leur rôle respectif dans The Social Network et 127 Heures, les deux acteurs sont un peu trop newbies pour déjà obtenir leur statuette. Reste alors Colin Firth, The English Man in L.A, qui avait vu l’Oscar lui passer sous le nez, au profit de Jeff Bridges pour Crazy Heart, alors que l’acteur anglais concourait pour son rôle dans A Single Man de Tom Ford.

Cette logique ne fait pas exception pour l’Oscar du Meilleur Acteur dans un second rôle. L’acteur australien Geoffrey Rush a déjà eu son Oscar de Meilleur Acteur pour Shine en 1997. Jeremy Renner, nommé l’an passé pour Demineurs, passe encore à côté de la statuette pour cette seconde nomination pour The Town. Mark Ruffalo en est lui à sa première nomination mais Tout va bien The Kids Are All Right ne semble pas lui avoir offert le rôle à récompenses (peut-être aurait-il fallu ne pas l’oublier pour Zodiac?), tout comme John Hawkes pour Winter’s Bone. Il semblait alors logique que l’acteur gallois Christian Bale, oublié malgré sa multitude de rôles puissants (Le Prestige, The Dark Knight, The Machinist et j’en passe), obtienne enfin une récompense méritée depuis longtemps.

David Fincher, malgré l’immense succès de The Social Network, repart les mains presque vides. Déjà nommé comme Meilleur Réalisateur en 2009 pour Benjamin Button, le réalisateur devra encore attendre pour la consécration académique. Son film obtient tout de même le Meilleur Scénario Adapté pour Aaron Sorkin, le Meilleur Montage pour Angus Wall et Kirk Baxter, ainsi que la Meilleure B.O pour Trent Reznor (n’en déplaise aux fans de Nine Inch Nails) et Atticus Ross.

Inception, sans grande surprise, rafle surtout des récompenses techniques (Meilleure Photo, Meilleur Montage Son, Meilleur Mixage Son, Meilleurs Effets Spéciaux), comme lors des Golden Globes et des BAFTA.

Toy Story 3 s’en tire avec le Meilleur Film d’Animation et la Meilleure Chanson, Alice de Burton avec les Meilleurs Costumes et Meilleure Direction Artistique, soit deux statuettes sur trois nominations. Une belle moyenne même si là aussi, c’est sur l’aspect technique que le film a été reconnu.

Le Palmarès

Meilleur film : Le discours d’un roi de Tom Hooper

Meilleur Réalisateur : Tom Hooper (Le discours d’un roi)

Meilleur Acteur : Colin Firth (Le discours d’un roi)

Meilleure Actrice: Natalie Portman (Black Swan)

Meilleur Acteur dans un second rôle : Christian Bale (The Fighter)

Meilleur Actrice dans un second rôle : Melissa Leo (The Fighter)

Meilleur Film d’animation : Toy Story 3

Meilleur Scénario original: David Seidler (Le discours d’un roi)

Meilleure adaptation : Aaron Sorkin (The Social Network)

Meilleur film étranger : Revenge de Susanne Bier

Meilleur documentaire : Inside Job de Charles Ferguson

Meilleur documentaire court : Strangers no more de Karen Goodman et Kirk Simon

Meilleur Montage: Angus Wall et Kirk Baxter (The Social Network)

Meilleure Photo: Wally Pfister (Inception)

Meilleure direction artistique : Robert Stromberg et Karen O’Hara (Alice au pays des merveilles)

Meilleurs costumes : Colleen Atwood (Alice au pays…)

Meilleure B.O : Trent Reznor et Atticus Ross (The Social Network)

Meilleure Chanson : Toy Story 3

Meilleur maquillage: Rick Baker et Dave Esley (Wolfman)

Meilleur montage son : Richard King (Inception)

Meilleur mixage son : Lora Hirschberg, Gary A Rizzo et Ed Novick (Inception)

Meilleurs effets spéciaux: Paul Franklin, Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb (Inception)

Meilleur courrt métrage : God of love de Luke Matheny

Meillleur court métrage d’animation: The Lost Thing de Shaun Tan et Andrew Ruhemann

Toutes les nominations ici.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.