Critique de Book of Blood

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Book of Blood

De John Harrison

Avec Jonas Armstrong, Sophie Ward et Doug Bradley

Etats-Unis/Royaume-Uni – 2009 – 1h40

Rating: ★★★☆☆

Entre Clive Barker et le cinéma, le courant n’est jamais vraiment passé. Contrairement à un Stephen King, l’écrivain splatterpunk n’a jamais pu voir ses œuvres inspirer des classiques du cinéma fantastique, au mieux des franchises qui n’ont plus cours (Hellraiser, Candyman). Lui-même ne sût rectifier le tir en endossant le rôle de réalisateur par trois fois, dont Cabal, en 1990, avec David Cronenberg en personne dans le rôle du tueur. Certainement la faute à un style de fantastique horrifique extrême, matinée d’un brin de dark fantasy, qui nécessite une liberté artistique totale sur la production, chose difficile à obtenir de studios frileux lorsque l’on connaît la teneur des scènes horrifiques et sexuelles qui jalonnent l’œuvre de Clive Barker.

Dans l’émergence du torture porn, Clive Barker décide donc de créer Midnight Picture Show, un société de production sous tutelle de Lionsgate, pour adapter fidèlement ses œuvres, principalement des nouvelles issues de la série qui le rendit célèbre dans les années 80, Les Livres de Sang. Après Midnight Meat Train et son tueur du métro, voilà le bien nommé Book of Blood, la nouvelle à la base de la série, qui prend le chemin de la bonne vieille maison hantée. Une maison dans laquelle il s’est passé des trucs abominables suite à des séances de spiritisme. Afin de lever le voile sur le mystère qui plane sur la demeure abandonnée, une enseignante en parapsychologie décide d’y passer quelques jours en compagnie d’un de ses étudiants qui se prétend médium. Sauf que ce dernier n’est qu’un petit malin qui a trouvé ici la bonne occasion pour se taper sa prof, elle-même peu réticente sur la question. De sous-entendus jusqu’au passage à l’acte, la tension érotique animant les deux personnages va réveiller les esprits très susceptibles qui hantent la maison.

Comme toujours chez Clive Barker, il s’agit de l’histoire de personnes trop curieuses qui insistent à s’approcher d’un monde dangereux et qui vont le payer très cher. La réalisation de John Harrison (Darkside, les Contes de la Nuit Noire) est plutôt simple et ne cache pas son expérience acquise à la télévision. Elle a cependant le mérite d’être assez efficace dans sa narration, parsemée de rares mais intenses moments gore, pour raconter une histoire d’amour qui finit très mal. Et si le final part inévitablement en sucette, la conception graphique du Purgatoire qui se confond avec la réalité confirme une certaine maîtrise pour livrer une série B horrifique qui, si elle est loin d’être parfaite, n’en reste pas moins bien fichue. On attend donc avec plaisir les prochains DTV de Midnight Picture Show.

 

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».