Critique de Skyline

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Skyline

 

De Colin et Greg Strause

Avec Eric Balfour, Scottie Thompson, David Zayas et Donald Faison

Etats-Unis – 2010 – 1h33

Rating: ★☆☆☆☆

D’étranges lumières bleues s’écrasent sur Los Angeles et des vaisseaux extraterrestres aspirent les gens par millier. C’est dans ce contexte apocalyptique qu’une bande d’amis va devoir organiser sa survie.

Prenez La Guerre des Mondes. Ajoutez-y Cloverfied et divisez le tout par District 9. Vous obtiendrez Skyline, faux blockbuster au budget ricrac qui, s’il est plutôt malin à masquer son paupérisme, a bien du mal à faire preuve d’originalité. Le thème de l’arrivée des extraterrestres au cinéma a beau être vieux de soixante ans, de récents films comme Monsters ou le déjà cité District 9 ont prouvé qu’il était possible de revitaliser le genre à condition de disposer de bonnes idées. A défaut d’en avoir, Skyline se contente quant à lui de faire du vieux avec du vieux et brille surtout par son inutilité.

Les deux réalisateurs, les frères Strause, présentent un curriculum vitae assez impressionnant en termes d’effets spéciaux (Avatar, 300, 2012…) et leur second long-métrage ressemble par conséquent à un catalogue de ce qu’ils peuvent faire pour 10 millions de dollars. Ils se revendiquent de Romero et d’Hitchcock mais c’est plutôt vers Roland Emmerich qu’il faudrait les situer tant ils partagent le même goût pour les histoires sans intérêt rehaussées aux SFX spectaculaires.

La trame du film est donc simplissime (un alien survival) et se concentre exclusivement dans l’immeuble où se situe le luxueux appartement d’un des protagonistes (il s’agit en fait de celui d’un des frères Strause… comme quoi ça paye bien de faire des navets). Une fois la menace extraterrestre confirmée, les questions essentielles seront de savoir s’il vaut mieux rester dans l’appartement, monter sur le toit ou sortir par le parking. Les trois options menant finalement au même résultat, il ne restera plus qu’à admirer les différents visuels des envahisseurs de l’espace, lovecraftiens au possible avec leur taille démesurée, leurs rangées d’yeux multiples et leurs pseudopodes en pagaille (Cthulu, tu m’entends ?).

Les extraterrestres ont beau arracher la tête des humains pour récupérer leur cerveau, le film manque, pour le coup, cruellement de gore. Difficile par conséquent de redouter la mort des personnages qui, par leurs allers-retours intempestifs entre le toit, l’appartement et le parking, finissent par nous gaver au point de nous faire souhaiter leur mise à mort définitive. Le final dans les entrailles du vaisseau spatial serait quant à lui risible s’il ne laissait présager un Skyline II.

Servi par un casting au rabais (issu essentiellement de séries télé), Skyline est un sous-Independence Day (en plus bleu) qui, en mettant le paquet sur la forme au détriment du fond, s’inscrit dans une science-fiction d’ores et déjà désuète.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».