Critique de Megamind

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Rating: 2.0/5 (1 vote cast)

 

Megamind

de Tom McGrath

avec Will Ferrell, Brad Pitt et Tina Fey

Etats-Unis – 2010 – 1h35

Rating: ★★★☆☆

Megamind

 

Un bébé extraterrestre à la peau bleue, originaire d’on ne sait où, est envoyé sur Terre suite à l’explosion de sa planète. Mais il n’est pas le seul, un autre bébé, lui par contre à l’apparence plus humaine, est aussi envoyé sur Terre. Mais de leur rencontre-collision, le bébé bleu se retrouve dans une prison qui sera sa maison. De là n’est une rivalité qui continue adulte, l’un s’appelant Metro Man, le héros de la ville, l’autre bleu s’appelant Megamind, méchant à l’intelligence surdéveloppé. Mais un jour, le Super  Vilain l’emporte sur Metro Man.

Après Monstres contre Aliens, Dreamworks SKG réalise son second film d’animation de super-héros, mais cette fois-ci avec un angle différent. On peut dire qu’à la manière dont a été fait la saga Shrek, une parodie de conte avec un ogre comme héros, Megamind est du même acabit, une histoire de super-héros à travers le point de vue du super-méchant. L’idée n’est pas toute fraîche, mais le film en vaut le coup ?

 

D’une palette de personnages assez réduite, 5 ou 6, le réalisateur ne s’attarde vraiment que sur 3 : Megamind, un héros aux bonnes paroles de méchant, ce qui vaut quelques échanges drôles de simili-vannes avec Metro Man. Il apparaît plus pensif que vraiment méchant, un méchant maladroit dont on a automatiquement de la sympathie, à la différence d’un autre méchant qui apparaîtra dans le film… On peut remarquer clairement la référence des super-méchants de comics qui apparaissent plus souvent comme des guignols que des méchants (en même temps c’est un film pour enfants), rappelant à la fois le Joker, le Pingouin ou le Bouffon vert. La force scénaristique fait qu’au long du film, le personnage se révèle, ses failles comme ses points forts et aussi ses sentiments. Le second personnage est une femme, Roxanne Ritchie, journaliste, on ne peut s’empêcher de penser à Loïs Lane, présentée comme la petite amie de Metro Man. À la manière de Fiona dans Shrek, Dreamworks SKG fait toujours en sorte que les personnages féminins aient du caractère, certes des femmes à aimer, à séduire, mais des femmes qui s’assument. Le troisième personnage est la bonne conscience (vous m’aurez compris) de Megamind, sa nounou qu’il appelle d’ailleurs Nounou, un poisson dans un bocal. Servant surtout pour les ressorts comiques (le ghetto blaster…), ce personnage fait office d’acteur-spectateur des évènements, conseillant Megamind par « code ».

 

D’une qualité technique moindre que l’opus Dragons en début d’année, Megamind perpétue le côté décalé des œuvres Dreamworks pour enfants sans réelle innovation, mais tout comme Shrek, le film est truffé de références, Metro Man a les mêmes pouvoirs que Superman et Metrocity rappelle Metropolis. Malheureusement, le film aussitôt vu, peut être aussitôt oublié par le côté trop pop-corn du long-métrage d’animation mais aussi par le côté on suit la mode, tout le monde fait des projets de super-héros (de la télévision avec Heroes, au cinéma avec Watchmen ou prochainement le Frelon vert et Spiderman 4, sans oublier pour le coup le magnifique Indestructibles de Disney-Pixar). Décidément Dreamworks qui s’affirmait par opposition à Disney, répète ses formules mais ce n’est pas si mal que ça.

 

Hamburger Pimp

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About Hamburger Pimp

Rônin durant l’ère Edo au 17ème siècle, mais persuadé de venir d’ailleurs, il fût de l’armée de samouraïs chargée d’exterminer des carcasses à moitié vide de zombies peuplant un domaine proche du mont Fuji, dirigé par un seigneur cannibale. Des victimes revenus en bourreaux peut-on dire. Il fût le seul survivant des sabreurs, blessé par une marque maudite, qui par moments le zombifie le poussant à rechercher de la chair fraîche mais allongeant sa vie considérablement, le rendant encore vivant aujourd’hui. Depuis il traque des zombies à travers le monde et le temps, à bon prix, ce qui l’a poussé à se faire passer pour un dirigeant de société de cinéma spécialisée dans les effets spéciaux gores alors que ce sont les zombies tout juste repassés par sa lame précise. Il lui arrive souvent de récupérer du sang afin de le réinjecter dans la terre d’un bonsaï conservé depuis des siècles. Cet arbre minuscule, pourrait être la clé de son salut face à sa fatalité…