Critique de Lost Boys : The Thirst

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Lost Boys : The Thirst

de Dario Piana

avec Corey Feldman, Tanit Phoenix et Jamison Newlander

États-Unis/Afrique du Sud – 2010 – 1h20

Rating: ★★☆☆☆


Edgar Frog, le fameux chasseur de vampires, se voit confier une mission par Gwen Lieber, romancière devenue célèbre en écrivant des romans d’amour sur les vampires: retrouver son frère qui a été enlevé par un groupe de vampires se regroupant autour de la star DJ X, réputé pour organiser des rave party ultra branchées dans lesquelles circulent une drogue « The Thirst », faite du sang du chef suprême de tous les vampires, l’Alpha. Frog ne peut refuser la proposition car tuer l’Alpha détruirait tous les vampires.

Quel film à succès des années 80 peut se vanter de bénéficier de deux suites 20 ans après le premier volet ? Lost Boys aka Génération Perdue de Schumacher bien sûr, petite série B de 1987, avec un Kieffer Sutherland en vampire au look hard rockeux et sa bande que des gamins vont combattre selon les préceptes enseignés dans leur comics. Bon certes, ça sent l’exploitation de vieille franchise à plein nez et presque rien de l’original n’a été conservé en dehors des vampires, mais il faut avouer que le second opus, Lost Boys : The Tribe (2008) est une petite pépite de DTV qui replace le suceur de globules dans son contexte originel de créature cool, sexy et assez bad guy sur fond d’amour gothique. Bref, l’anti Edward Cullen. On ne peut être qu’agréablement surpris devant ce second volet très réussi, à base de métal mélancolique et de surf nocturne. Alors bien sûr, à l’annonce d’un troisième film en DTV, impossible de passer à côté et promis cette fois, ce sera sans préjugés.

Eternel second rôle des deux premiers, le personnage d’Edgar Frog, qui avait le mérite d’apporter une touche d’humour à chaque fois, se voit devenir le héros de ce troisième film. L’idée sur le papier peut paraître très bonne, mais la participation de Corey Feldman en tant que coproducteur doit être pour beaucoup dans ce choix. Néanmoins, si les délires sur les comics des gamins de 12 ans de Génération Perdue avait un réel pouvoir comique, ça passe moins bien chez des adultes, faisant de ce cher Frog un ado attardé qui se prend un peu trop au sérieux, sans avoir comme précédemment, un second héros plus sérieux et posé pour équilibrer le tout. C’est un peu le reproche général que l’on pourrait faire au film dans son ensemble: en alternant des scènes très premier degrés, se voulant approfondir le perso de Frog en lui conférant un panel d’émotions très sérieuses comme la tristesse ou la soif de vengeance, avec des séquences second degrés aux protagonistes très stéréotypés, le film tombe dans la caricature (vampires nymphomanes, M.Muscle décérébré, cameraman peureux, copine moyennement jolie mais aussi geek que sympa…), alourdissant considérablement un humour déjà peu fin. De plus, il faut reconnaître que pour un film de vampires, ça manque cruellement de charisme, aussi bien chez le héros (mais c’est un peu le concept de la franchise à la base) que chez les vampires en particulier le Big Boss, ce qui est fort préjudiciable. La réussite des deux précédents tenait justement dans cette adéquation héros un peu loser contre vampire à l’aura hypnotisante, le spectateur devant être suffisamment attiré par le groupe pour comprendre que le héros soit tenté de les rejoindre, tout en pouvant approuvé sa décision finale de les combattre. Le problème avec Edgar Frog et donc de The Thirst, tient justement dans le fait que cette ambiguïté ne peut être menée, le personnage détestant les vampires à tel point qu’il ne peut avoir cette hésitation. Le film doit donc rester confiné dans un manichéisme basique, perdant par là même toute la force et l’originalité de ces prédécesseurs.

Malgré des effets spéciaux bien foutus et un cachet général pas dégueu niveau photo, Lost Boys : The Thirst peine à égaler ses précédents en crédibilité et en humour, n’ayant pas réellement d’antagonistes forts, ni de dilemmes moraux de la part des héros, atouts majeurs de la franchise.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.