Critique de Harry Potter et les Reliques de la Mort – Partie 1

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Harry Potter and the Deathly Hallows – Part 1

De David Yates

Avec Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Ralph Fiennes, Alan Rickman, Helena Bonham Carter et Rhys Ifans

Etats-Unis/Royaume-Uni – 2010 – 2h25

Rating: ★★★★☆

Après la mort de Dumbledore, Voldemort a pris le pouvoir sur le Ministère de la Magie. Harry Potter et ses amis se retrouvent désormais seuls contre tous dans leur quête des Horcruxes, ces objets magiques qu’il faut détruire pour faire disparaître définitivement le Seigneur des Ténèbres.

Harry Potter au cinéma, c’était sympa au début avec ses cours de magie et ses matchs de Quidditch. Puis, au fil des épisodes, les intrigues de Poudlard devenaient un brin répétitives (le train, le banquet d’ouverture, le nouveau prof, les vacances de Noël, est-ce que Potter va se faire virer de Poudlard ?, etc). Un procédé qui fonctionne sûrement à l’écrit mais à l’écran c’est une autre histoire. Quant aux différents réalisateurs qui se sont succédés, ils donnaient davantage l’impression de remplir un cahier des charges que de construire une grande histoire. Au final, Harry Potter ressemblait plus à une série qu’à une saga et son grand mérite était de donner de grands rôles aux stars du cinéma anglais des années 90 qui n’en avaient plus depuis longtemps (Alan Rickman, Ralph Fiennes, Gary Oldman, Kenneth Brannagh, Emma Thompson, David Thewlis). Quand le réalisateur David Yates récupère définitivement le bébé en 2007, il n’y a plus que les fans qui se déplacent. C’est bien dommage car, s’il n’arrive pas à faire décoller le cinquième volet, il parviendra avec le sixième, Le Prince de Sang-Mêlé, à réaliser un film cohérent et très réussi qui le place bien au-dessus de tous ses prédécesseurs.

Dernier volet de la saga, Harry Potter et les Reliques de la Mort est donc divisé en deux parties pour sa version cinéma. Comme votre serviteur n’a jamais ouvert un livre de J.K. Rowling de sa vie, il ne saurait vous dire s’il s’agit là d’une volonté de Warner Bros de tirer sur le filon pour engranger des recettes supplémentaires ou si, effectivement, le septième et ultime bouquin des aventures du binoclard le plus célèbre de la fantasy est suffisamment consistant pour remplir cinq heures de bobines. Certainement un peu des deux. Quoi qu’il en soit, ce demi-épisode confirme le savoir-faire de Yates dans le monde de Rowling qui se décide enfin à déplacer l’action en dehors de Poudlard. Les Reliques de la Mort ressemble ainsi à un mini Seigneur des Anneaux (les analogies avec l’œuvre de Tolkien éclatent enfin au grand jour) replacé dans un contexte contemporain. Si la seconde moitié du film aurait peut être gagné à  plus de concision, la première est de très haute volée, notamment lors du passage dans le Ministère de la Magie, dirigé par les sbires de Voldemort, qui prend presque des allures de Brazil de Terry Gilliam. Au niveau de la direction d’acteur, Yates tire également le maximum de son prestigieux casting spécialement avec Helena Bonham Carter et Ralph Fiennes qui perfectionnent tous les deux leurs rôles de méchants ultimes. La première partie des Reliques de la Mort est donc dans la droite lignée de son prédécesseur, remplissant avec succès son contrat de films d’aventures fantastiques à gros budgets. Si la saga Harry Potter a longtemps stagné dans le plus que moyen, elle promet, dans les mains de David Yates, un final en apothéose. Il y a encore quinze jours, on n’aurait jamais osé penser une chose pareille mais vivement la suite.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».