Critique de Police Fédérale Los Angeles

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Rating: 5.0/5 (1 vote cast)

 

To Live and Die in L.A

De William Friedkin

Avec William L. Petersen, Willem Dafoe, John Pankow

Etats-Unis – 1985 – 1h55

Rating: ★★★★★


Je ne connais pas Friedkin aussi bien que ça en fait, je ne connais de lui que l’Exorciste, que j’ai vu 2 fois et que j’adore, et surtout, French Connection, que j’ai vu une bonne dizaine de fois en tout et qui me fait à chaque fois le même effet, celui de ne pas avoir perdu mon temps à regarder des types perdre le leur, le tout appuyé par une B.O. mortelle, un nihilisme profond, un ton sec et sans pitié, le tout mis en image de manière magnifique par le type Friedkin et contenant une des scènes de poursuite les plus classes et intenses du monde, jusqu’à ce que je vois « To Live & Die in L.A. ».

Du coup, je vais commencer ma critique, ou plutôt, ma pensée, ma chronique, mon impression écrite de ce film de 1985 par cette poursuite.

HAHA.

Je vais la replacer dans son contexte plutôt, je suis ni assez con, ni assez doué pour commencer par ça comme ça, cash.

Le film, de quoi parle t il?

Ca c’est une bonne question à poser et à laquelle répondre tient avant de commencer à dire ce que je pense (sauf que je le dis déjà en vrai, vu que c’est par le filtre de ma pensée BREF).

Deux types, agents secrets à Los Angeles sont super copains et coéquipiers, mais y en a un qui se fait vieux, il joue même au vieux sage alors que son pote, plus jeune lui, se la joue casse cou kamikaze. Sauf que le vieux sage, c’est un gros con en fait, il va filer des gens dangereux tout seul à un jour de la retraite et se fait buter par Rick Masters, un trafiquant et fabricant de fausse thune. Son copain, Richard Chance décide de le venger, quitte à enfreindre des lois, plein.

Voilà pour résumer un peu le début de l’intrigue, maintenant, je vais parler de ce qui se passe dans ce putain de film, dans tous les sens du terme, parce que ce film est une pute, ses personnages, pareil.

Donc, dès le départ, on est balancé dans le film par une vue plongeante sur des voitures de flic appartenant à un cortège présidentiel défilant dans la ville de L.A. avec une musique bien 80s, une scène d’intro bien énervée avec un petit côté l’Arme Fatale bizarrement, assez vite effacé au fur et à mesure que le film avance.

A peine le film commencé, on se retrouve dans la spirale du « héros » obsédé et pensant faire le bien mieux que personne.

On est dans un univers brutal et sans concessions et on se dit que ce type avec une gouaille et une énergie à revendre est le type parfait pour débloquer le truc, sauf qu’au long du film, on se rend compte que c’est juste un type avec de bonnes intentions mais sans jugeote, le genre qui s’endort pendant une planque, a recours a l’illégalité car ne sait pas prendre les décisions qu’il faut. On ajoute à ça un nouveau coéquipier très effacé qui se retrouve peu à peu happé par la personnalité de Chance, et on a les thèmes principaux de notre bordel.

Le film appartient au genre du « néo-noir » et n’a rien à envier à Michael Mann, que ce soit dans la réalisation, le montage, la thématique ou l’action. Hyper réaliste, hyper sec, avec quelques scènes archi classes et documentées (celle où Dafoe fabrique de la fausse thune est le produit de longues discussions et d’ateliers avec de vrais faussaires en taule, l’équipe a imprimé ainsi 1 000 000 de dollars en faux billets, illégalement puisqu’ils ont fait les deux côtés, ils ont détruit le tout mais se quelques biftons se sont quand même retrouvés dans la nature entrainant des enquêtes et poursuites).

L’ambiance et le rythme nous accrochent même et surtout quand il ne se passe rien, parce que c’est ça en fait, il ne se passe rien en vrai, les scènes d’action et les meurtres s’enchainent mais alors que le héros pense y trouver un sens, elles n’en ont aucun, ce ne sont que les témoins d’une escalade de violence gratuite.

Violence qui culmine avec une poursuite de près de 15 minutes qui est le morceau de bravoure du film, on sent notre cœur battre, Friedkin nous fait produire quasi autant d’adrénaline que les personnages du film et nous fout au premier plan de cette scène tellement naturelle et en même temps si surréaliste, c’est fou putain.

Enfin bref, je ne sais plus quoi dire pour vous convaincre de le voir, mais moi, ça m’a mis une claque, vraiment, voir un film qui soit aussi rythmé et en même temps aussi nihiliste, aussi noir et pourtant aussi burlesque, un film qui parle autant de perte d’identité que de frontière entre le bien et le mal, ça me tue, Friedkin me tue.

Gros chef d’oeuvre.

Juste après le visionnage, j’étais à 4,5/5, aujourd’hui, c’est 5/5, direct.

Skreemer

 



 


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About Skreemer

Comme le dirait son bon pote Brassens, « Autrefois, quand j’etais marmot, J’avais la phobie des gros mots, Et si je pensais «merde» tout bas, je ne le disais pas… Mais Aujourd’hui que mon gagne-pain c’est de parler comme un turlupin, Je ne pense plus «merde» pardi ! mais je le dis. » En plus de tout ça, Skreemer a un goût certain pour la bagarre verbale avec les cons, les livres, les films et les bandes dessinées. Ses biscuits préférés sont les Hello Kitty à la fraise et il a toujours du Coca-Light et des clopes chez lui au cas où une demoiselle passerait. Par contre, il fait de longues phrases sans fin, avec plein de virgules dedans et n’aime pas les tomates. De plus, il est petit en taille et compense en utilisant du verlan.