Critique Le Voyage Fantastique

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Fantastic Voyage

De Richard Fleischer

Avec Stephen Boyd, Raquel Welch, Arthur Kennedy, Donald Pleasence et Edmond O’Brien

Etats-Unis – 1965 – 1h40

Rating: ★★★★☆

Jan Benes, un illustre savant titulaire d’un secret technologique révolutionnaire, est plongé dans le coma suite à un attentat. Afin de déloger le caillot de sang situé dans son cerveau, une équipe de cinq personnes, composée de médecins et de militaires, est miniaturisée à l’échelle microscopique dans un sous-marin nucléaire et injectée dans le corps du scientifique. Ne disposant que de soixante minutes pour mener à bien leur mission, l’équipage va devoir faire face à de nombreux imprévus.

Tenor du cinéma de science-fiction hollywoodien (20 000 Lieues Sous les Mers, Soleil Vert), Richard Fleischer réalise en 1965 ce Voyage Fantastique qui transpose les codes du voyage intersidéral dans un décor nouveau: l’intérieur du corps humain. Artères, cœur, poumon, oreille interne et cerveau deviennent ainsi des lieux d’exploration aussi mystérieux et merveilleux que les confins des galaxies lointaines. Voguant au milieu des globules rouges, le Proteus et son équipage offrent ainsi aux spectateurs des péripéties d’un genre nouveau pour l’époque, devant composer avec les caprices du corps humain et autres attaques du système immunitaire, sans compter des avaries en pagaille et des tentatives de sabotage (car, Guerre Froide oblige, il y a un traître à bord).

Comme tout bon film d’aventures qui se respecte, Le Voyage Fantastique ne souffre d’aucun temps mort, enchaînant les évènements rocambolesques tout en prenant avec passion son sujet, exploitant au maximum les connaissances du corps humain sans rebuter son auditoire le plus sensible sur les aspects bad trip de l’histoire (injection dans la carotide, arrêt momentané des battements du cœur pour laisser passer le sous-marin dans les ventricules, trépanation évitée de justesse). Ainsi, le film de Richard Fleischer est assez didactique bien que le maître de la littérature SF, Isaac Asimov en personne (qui est souvent considéré à tort comme l’inspirateur du film) le jugea bourré d’âneries scientifiques. Il écrira deux novélisations (en 1966 et en 1987) en débarrassant l’histoire originale de ses incohérences.

Avec son charme rétro (il faudra attendre 2001, l’Odyssée de l’Espace de Stanley Kubrick pour voir le cinéma de science-fiction américain s’affranchir de l’influence des années 50), Le Voyage Fantastique reste un grand spectacle à savourer sur grand écran et inspirera l’extraordinaire Aventure Intérieure de Joe Dante (1987) qui déplacera l’action dans un cadre beaucoup plus comique. Bien que le film ait remporté en son temps les Oscars des Meilleurs Décors et des Effets Spéciaux, Richard Fleischer confiait en 1986 vouloir réaliser une version 3D de son film. Le réalisateur étant décédé depuis, le projet devrait voir le jour en 2011 sous la houlette de James Cameron.

The Vug

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Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».