Critique de Cehennem

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Cehennem

de Biray Dalkiran

avec Ogün Kaptanoglu, Serhan Süsler et Tuba Melis Türk

Turquie – 2010 – 1h15

Rating: ★☆☆☆☆

Ahmet, photographe professionnel, organise un shooting dans une ancienne usine de fabrication de bougie, fermée depuis que plusieurs incendies successifs s’y soient déclarés. Etant encore le théâtre de mystérieux évènements, l’usine semble réserver à Ahmet un destin bien déterminé.

 

Alors que les films turcs qui nous arrivent habituellement se limitent souvent à des drames et quelques comédies, l’annonce d’un film d’horreur sur grand écran avait de quoi nous faire saliver d’envie, d’autant que le dernier film de cinéma de genre en date n’est autre que l’excellent G.O.R.A, parodie S.F drolissime, n’hésitant pas à tacler aussi bien le 5ème Elément de Besson que les Star Wars. Première expérimentation de la 3D pour la Turquie, le film est pourtant visible surtout dans sa version 2D (en dehors du cinéma le Paris à Forbach qui a opté pour la bobine en relief).

 

Cehennem, qui désigne un lieu de supplice après la mort et que l’on traduit souvent par l’Enfer, n’a pourtant rien d’infernal. Avec un scenario plus que bancal (la première scène est un non sens par rapport à la dernière), des effets numériques ratés (et y’a pas à dire, ça casse bien son ambiance), Cehennem s’enlise dans une succession de poncifs sur le motif du fantôme, déjà vus en mieux dans Ring, Jusqu’en Enfer ou Mirrors. Bourré de faux raccords et d’incohérences scénaristiques, le film peine à instaurer une ambiance oppressante et ne parvient pas à créer ne serait-ce qu’une vague frayeur chez son spectateur. Le gore est aussi mal fait que mal utilisé, ne justifiant pas du tout l’interdiction aux moins de 16 ans. Les jumpscares ne réussissent pas à obtenir l’effet escompté et le peu de conviction des acteurs achève le faible intérêt que l’on pourrait avoir, les rares scènes intéressantes étant entachées soit par de mauvais cuts soit par des effets spéciaux dignes des prémisses du numérique. La version en relief offre peut être plus de frissons, mais cela démontrerait un peu plus le grand vide de la mise en scène qui a surement été pensée en fonction des effets 3D. Dommage, l’affiche, elle, foutait vraiment les jetons.

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.