Critique de Captifs

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Captifs

De Yann Gozlan

Avec Zoé Félix, Eric Savin, Arié Elmaleh, Ivan Franek et Igor Skreblin

France – 2009 – 1h24

Rating: ★★☆☆☆

Après une mission humanitaire au Kosovo, trois médecins s’apprêtent à rentrer par voiture en France. Interceptés sur la route par deux hommes armés, ils se retrouvent séquestrés dans des cellules souterraines. Malheureusement pour eux, les Français ne sont pas tombés sur des rançonneurs mais des trafiquants d’organes. Autant dire qu’ils sont mal barrés.

Les films d’horreur français se suivent et ne se ressemblent pas mais partagent souvent une même caractéristique: ils sont médiocres, voire à chier. Dernier en date, Captifs se positionne tant bien que mal entre Hostel et Wolf Creek. Premier film de Yann Gozlan, ce survival s’ouvre par un mini-remake de Cujo qui relate le traumatisme vécue par l’héroïne durant son enfance expliquant sa phobie des chiens. S’ensuit 10 minutes de bavardages inutiles pour installer une psychologie des personnages dont on se contrefout royalement avant d’entrer enfin au cœur de son sujet.

Personnages stéréotypés, dialogues et interprétation façon Plus Belle la Vie, effets tombant à plat en raison d’un scénario qui regorge d’évènements prévisibles, flashbacks redondants (oui, on a parfaitement compris pour les chiens, pas la peine de faire des inserts à chaque fois) Captifs est mou du genou et a du mal à nous faire partager la souffrance physique et psychologique de ses protagonistes. Yann Gozlan a pris le parti de laisser les prélèvements d’organes en off, nous épargnant les détails les plus gores de son histoire pour privilégier l’atmosphère. Mais malheureusement, la tension espérée par une histoire d’enfermement fait pschitt, nous faisant autant regarder notre montre que l’écran. Il faut attendre le dernier quart d’heure pour voir enfin le film décoller lorsque l’héroïne parvient à s’enfuir de sa cellule, Gozlan se révélant au final bien plus doué pour les scènes d’action que pour instaurer une ambiance, ce qui devrait en toute logique lui ouvrir les portes d’Hollywood (pour faire des remakes on imagine).

Davantage une carte de visite qu’un film, Captifs a été tourné en Alsace même si son histoire est censée se dérouler en ex-Yougoslavie. Un coin miteux de la France, trois acteurs slaves et le tour est joué! Quant au message politique du film, il ne s’agit ici que d’une transposition dans un cadre européen de la thématique des films de rednecks instaurée par Massacre à la Tronçonneuse (pour faire vite, les horreurs perpétrées par les miséreux ne sont que la conséquence d’un système capitaliste qui les rejette). Nous tenons cependant à nous excuser auprès de tous nos lecteurs kosovars pour l’image déplorable qui est faite de leur peuple dans ce nouveau nanar horrifique français.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».