Critique de Piranha 3D

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Piranha 3D

D’Alexandre Aja

Avec Elisabeth Sue, Adam Scott, Jerry O’Connell, Kelly Brook, Ving Rhames, Steven R. McQueen, Riley Steele, Christopher Lloyd, Jessica Szohr et Richard Dreyfuss

Etats-Unis – 2010 – 1h29

Rating: ★★★★★

Un tremblement de terre libère une variété de piranhas préhistoriques dans un lac des Etats-Unis où, justement ça tombe bien, des milliers d’étudiants arrivent en masse pour fêter le Spring Break (ou vacances de Mars dans notre belle langue) à grands coups de bières, de techno à donf’ et de concours de T-shirts mouillés. C’est qu’il va y en avoir des jolis petits culs à bouffer! La shérif du coin (Elisabeth Shue) va devoir composer avec les moyens du bord pour limiter le carnage et, tant qu’à faire, sauver ses gamins partis pêcher (pour les plus petits) et assister à un tournage porno sur un yatch (pour le plus grand qui devait à la base garder les plus petits).

Comme pour Des Serpents dans l’avion, on ne va pas voir ce genre de films pour la profondeur psychologique des personnages ni pour la dimension métaphysique du scénario (y’a Oncle Boonmee pour ça). Non. On va voir Piranha 3D pour ce qui nous était annoncé il y a des mois : des mâchoires qui claquent en masse sur des porn-stars à gros nichons. Et de ce côté, le restaurateur de La Colline a des yeux nous en donne pour notre argent, nous offrant même, par sa surenchère maîtrisée, le meilleur film de terreur aquatique que l’on ait vu depuis Les Dents de la mer.

La filiation avec le chef-d’œuvre inaugural de Steven Spielberg est d’ailleurs ouvertement revendiquée (de l’affiche au scénario, en passant par la présence de Richard Dreyfuss qui sert d’apéritif de luxe aux piranhas insatiables). Autre référence : les Gremlins qui ressurgissent par moment dans certaines scènes où les poissons carnivores se font facétieux, donnant à l’ensemble une légèreté de ton qui fait le grand charme du film.

Côté gore, le film ne lésine pas même s’il ne dépasse jamais les limites du supportable. La séquence d’anthologie est, bien entendu, celle du Spring Break, tant attendue avec son nombre incalculable de figurants démembrés de toutes les manières possibles et ses hectolitres d’hémoglobine déversés dans l’eau.

Piranha 3D remplit parfaitement son contrat d’entertainment sanguinolent à l’ancienne en refusant de se prendre la tête et en privilégiant l’humour et l’action, surclassant les deux premiers volets réalisés par Joe Dante et James Cameron.

The Vug

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About The Vug

Utilisant que très rarement sa soucoupe volante en raison de son mal des transports, The Vug passe ses journées devant la télévision en se gavant de nicotine (l’unique aliment terrien qu’il peut supporter). En attente d’une régularisation de sa situation (ses papiers d’identité n’étant pas reconnus par l’administration), il descend régulièrement au bistrot en bas de chez lui, toujours accueilli par le patron d’un affectueux « Et un p’tit blanc pour le p’tit gris ! ».