Critique de Robin des Bois

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Rating: 2.3/5 (3 votes cast)

 

Robin Hood

De Ridley Scott

Avec Russel Crowe, Cate Blanchett, Max von Sydow

Etats-Unis – 2010 – 2h20

Rating: ★☆☆☆☆

Les aventures de Robin avant qu’il ne devienne la légende et ce qui l’a conduit à devenir ce justicier qui ne rate jamais sa cible et combat le riche pour l’opprimé.

Epris de liberté, Ridley Scott a voulu à tout prix se démarquer du précédent Robin des Bois, Prince des Voleurs de Kevin Reynolds avec l’autre Kevin (Costner) au point de ne pas reprendre les grandes thématiques de la Légende, ou du moins de les effleurer tel un clin d’œil. Pour cela, il a choisi de situer son action avant que le héros ne devienne le Hors la Loi au secours de la veuve et de l’orphelin affamé que nous connaissons et de nous expliquer comment il en est arrivé là. Ancrant rapidement son récit dans une réalité plus ou moins historique, la guéguerre franco-anglaise, idée somme toute très intéressante car elle donne un poids réaliste à l’histoire, ce qui n’avait jamais vraiment été fait, Ridley Scott nous met en scène un personnage extraordinaire humainement : droit, honnête, juste, sans peur et sans reproche (comme Bayard mais sans être chevalier), un vrai cœur pur au milieu des corrompus et des traitres.

Il est étonnant de voir combien nombre de critiques ont vu une similarité entre Mammuth et The Westler par le simple fait que tous deux arborent cette crasseuse chevelure peroxydée, alors que c’est le seul point commun entre les deux héros. Il est plus étonnant encore qu’aucun ou presque n’est remarqué les similitudes flagrantes entre Gladiator et ce dernier né de la famille Scott : au-delà du même acteur principal (et de la même coiffure là aussi), la psychologie du personnage, vaillant et héroïque, bon et doux, avec une moralité à toute épreuve, se faisant trahir par l’homme de pouvoir (roi ou empereur) sans scrupule alors que notre héros au grand cœur s’est battu en son nom avec une telle pureté d’âme qu’il n’en demande en retour  rien d’autre que la liberté. La première scène de bataille cette fois contre ces cochons de français nous rappelle celle d’ouverture de Gladiator, contre ces brutes épaisses de Germains vaincus par ce bon Maximus, plus paysan que général romain. Bref, la sensation de déjà vu nous submerge. A vouloir se démarquer des précédents films sur ce sujet, Ridley Scott en a oublié de se démarquer de ses précédents scénarios.

Reste encore que, noyé sous d’innombrables scènes de combat, le spectateur attend le moment où surgira ce bon vieil archer de sa chère foret de Sherwood pour bouter du méchant percepteur de taxes royales ou du sale moine aussi gras que richissime, pour rendre au pauvre paysan bouseux son dû dans un élan de générosité et d’humanité qui font la légende. Malheureusement, cette attente est veine, il n’est point question ici de la Légende mais comme l’indique l’affiche des « Aventures d’un homme qui devint une légende ».  Cela augure t-il d’une suite ? L’avenir nous le dira…

Lullaby Firefly

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About Lullaby Firefly

Créature assemblée par les mains expertes d’un obscur savant fou d’origine bavaroise à l’accent tranchant comme un scalpel, Lullaby Firefly profite chaque année de la nuit d’Halloween pour s’illustrer dans quelques macabres méfaits, comme le vol de sucettes et le racket d’oursons en gélatine. Oubliant souvent sa tête dans le frigo, rempli de restes de villageois qu’elle affectionne particulièrement, elle se rend régulièrement dans la clinique du Docteur Satan pour un petit rafistolage express, secret de son éternelle jeunesse.